Essai de la nouvelle Renault Arkana

Renault Arkana

Le Renault Arkana est un suv-coupé dérivé du Captur. La nouvelle partie arrière, plus profilée, permet à la voiture d’être beaucoup plus longue (34 cm de plus), ce qui profite à l’habitabilité arrière et au volume du coffre : ceux-ci sont impressionnants, surtout si l’on considère les lignes sportives. Somptueusement équipée, dans cette version hybride légère essence de 140 ch, l’Arkana offre des performances satisfaisantes sans consommer autant ; en effet, sur autoroute, elle est vraiment économique. La boîte robotisée est confortable et assez rapide en conduite décisive, où l’on peut aussi utiliser les palettes au volant pour engager les vitesses en mode manuel ; le freinage et le confort sont discrets, tandis que la direction (pas très légère) permet une certaine agilité en virage.

POURQUOI L’ACHETER

Avec ses lignes de suv-coupé, la Renault Arkana combine un espace et une praticité surprenants (seul l’accès au coffre est moins aisé, compte tenu du seuil de chargement élevé) et un équipement généreux. La voiture est dérivée du crossover Captur (la plateforme et une grande partie de la mécanique et de l’intérieur sont similaires), par rapport auquel elle est toutefois plus longue (d’un bon 34 cm, pratiquement tous à l’arrière), plus profilée et dotée d’un coffre plus grand. Il existe deux versions. L’Intens, qui coûte moins cher, dispose déjà d’un bon système multimédia, de capteurs de distance avec caméra arrière et de nombreuses aides électroniques à la conduite.

La Renault Arkana R.S Line testée offre principalement un style plus sportif, avec des pare-chocs, des jantes et un intérieur différents, mais elle dispose également de quelques accessoires supplémentaires, tels que des sièges chauffants et un système de stationnement semi-automatique : la voiture  » cherche  » un espace adapté à ses dimensions et se dirige ensuite toute seule. Les aides électroniques sont également utiles car la visibilité arrière est très limitée (l’essuie-glace arrière est également absent). Le cran de la ligne se retrouve dans la conduite : c’est une voiture agile qui tient bien la route, avec une direction plutôt  » corsée  » et une suspension qui modère bien le roulis, sans être trop rigide sur les terrains accidentés.

tableau de bord arkana

Le constructeur définit la Renault Arkana 1 .3 comme une micro-hybride, étant donné que la contribution du moteur électrique de 12 volts, relié par une courroie au moteur quatre cylindres, est minime : il suffit de comparer son couple moteur (6 Nm) à celui du moteur 1.3 turbo essence (260 Nm). La confirmation vient de la consommation de carburant, qui est excellente sur l’autoroute et seulement passable en ville (où l’hybride est à son meilleur). La puissance de 140 chevaux est perceptible et immédiatement disponible (à condition de ne pas sélectionner le mode Eco  » basse consommation « , qui ralentit considérablement la réponse de l’accélérateur). Le 1.3 rugit bruyamment à haut régime, mais les conducteurs sportifs l’apprécieront ; plus gênants sont les sifflements à vitesse élevée. La boîte de vitesses robotisée à double embrayage est souple et comporte des rapports assez espacés.

Les distances d’arrêt et la résistance du système de freinage de la Renault Arkana aux sollicitations les plus fortes sont correctes, et elle a obtenu de bons résultats aux tests Euro NCAP. L’organisme de contrôle de la sécurité des voitures autonomes a considéré que les tests effectués en 2019 avec le Captur étaient valables. Et donc cinq étoiles (confirmées en 2021) avec des notes excellentes dans tous les domaines : un impressionnant 96 % pour la protection des passagers adultes, mais aussi 83 pour les enfants, 75 pour les piétons et les cyclistes et 74 % pour le fonctionnement des aides électroniques à la conduite.

VIE A BORD

Tableau de bord et contrôles
On peut voir dans les sièges et le tableau de bord que le Renault Arkana est dérivé du petit Captur. Mais ce n’est pas une mauvaise chose, car le style est moderne, les commandes sont bien disposées et les garnitures sont (pour la plupart) soignées. Le ton est rendu plus sportif par le tunnel central surélevé et les nombreux détails spécifiques à la Ligne R.S.. Nous parlons des grands inserts qui simulent de manière assez réaliste la fibre de carbone, des fils rouges, de la sellerie en cuir et Alcantara des sièges et des pédales en aluminium apparent. Le tableau de bord est numérique ; il est dommage que l’écran de 10 pouces de la voiture testée ait été remplacé sur les modèles les plus récents, en raison de la crise des puces et des problèmes d’approvisionnement qui en découlent, par celui de 7 pouces (toujours bien visible, mais moins personnalisable et sportif) repris du Captur.

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L’écran central vertical qui fait face au conducteur permet de modifier le graphisme du tableau de bord et la couleur (huit au choix) des fines diodes électroluminescentes qui courent le long du tableau de bord et des portes avant. La climatisation automatique de la Renault Arkana est performante, mais elle n’est que mono-zone, et les bouches d’aération du tableau de bord ne sont pas réglables indépendamment. Le système multimédia est très bon, qui comprend tout de série, sauf la hi-fi du spécialiste Bose avec neuf haut-parleurs. L’écran de 9,3 pouces est réactif et personnalisable grâce à des icônes et des widgets (petits onglets animés ou avec des commandes de base) qui peuvent être positionnés à volonté. La navigation, Apple CarPlay et Android Auto ne manquent pas, et les logiciels se mettent à jour automatiquement et gratuitement en téléchargeant les données du web via la Sim interne.

Banquette arrière
La forme effilée du toit est trompeuse, car l’habitacle de la Renault Arkana est vraiment spacieux, surtout à l’arrière : la banquette est large et il y a beaucoup de centimètres pour les jambes et la tête. Les sièges confortables sont réglables électriquement (celui du conducteur également au niveau des lombaires) et les appuis-tête minces aident à la visibilité latérale. La banquette offre un excellent confort sur les côtés, tandis qu’au milieu, il est un peu raide et relevé. Il y a un accoudoir central escamotable, pas moins de trois points lumineux et de grandes poches dans les portes et derrière les sièges. L’armoire abrite également deux bouches d’aération (à température non réglable) et deux prises USB.

Compartiment à bagages
Le coffre est large (mais s’ouvre à une bonne hauteur de 78 cm au-dessus du sol), il y a beaucoup d’espace et le plancher peut s’adapter à deux hauteurs différentes : la différence est de 15 cm. Même lorsqu’il est abaissé, le fond rejoint (il y a une glissière inclinée) le canapé incliné. Il y a de grands renfoncements sur les côtés, mais pas de crochets ni de trappe à travers le canapé ; la garniture est discrète et le bloc de verrouillage métallique angulaire sur le hayon est trop proéminent (les personnes de grande taille risquent de le heurter avec leur tête). Si vous le souhaitez, il y a de la place pour une roue de secours (en option) dans le compartiment situé sous le compartiment principal.

Confort d’utilisation

En ville
La boîte automatique de la Renult Arkana est douce et le 1.3 est vif (mais même en mode Eco, qui ralentit sa réponse, il ne boit pas si peu : nous avons mesuré 11,9 km/litre). La direction n’est pas des plus légères, sur les plaques d’égout elle saute un peu et la visibilité arrière est mauvaise. Mais il existe de nombreuses aides électroniques à la conduite, même le système de stationnement semi-automatique (le volant tourne tout seul).

Hors de la ville
La Renault Arkana est à l’aise entre les virages, où elle est agile et bien attachée à l’asphalte, avec un roulis et un tangage réduits pour un SUV. En mode Sport, donc, la mécanique acquiert du cran. Le 1.3 répond immédiatement et s’étend avec un certain enthousiasme, la boîte de vitesses (équipée de palettes au volant pour une utilisation manuelle) agissant comme un bon ailier. A un rythme régulier et en mode Eco, nous avons mesuré 17,2 km/litre.

Autoroute
La Renault Arkana affiche une stabilité rassurante, peut reprendre rapidement et boit très peu (grâce aussi à la longue septième vitesse, de 2300 tr/min à 130 km/h, si nous avons mesuré un impressionnant 14,7 km/litre). Le confort n’est pas mauvais, même si on remarque des sifflements d’air et un peu de grondement des pneus, et les nombreuses aides électroniques, dont celles qui gèrent la vitesse et la trajectoire, sont utiles.